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Christine Lagarde considère que la BCE n’a pas à durcir sa réponse au Moyen-Orient
information fournie par Boursorama avec Media Services 22/06/2026 à 17:50

Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE),  lors d'une conférence de presse à Francfort-sur-le-Main (Allemagne), le 11 juin 2026. ( AFP / KIRILL KUDRYAVTSEV )

Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE), lors d'une conférence de presse à Francfort-sur-le-Main (Allemagne), le 11 juin 2026. ( AFP / KIRILL KUDRYAVTSEV )

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE) maintient le scénario d'un retour de l'inflation à 2 % malgré les incertitudes liées au conflit au Moyen-Orient.

La BCE a relevé son taux principal sur les dépôts de 0,25 point de pourcentage en juin, une première depuis près de 3 ans pour signaler qu'elle n'entend pas tolérer durablement une inflation alimentée par le conflit au Moyen-Orient.

Aux yeux de l'institution, l'impact complet de la guerre sur l'inflation et la croissance à moyen terme dépendra de l'intensité et de la durée du choc sur les prix de l'énergie, ainsi que de l'ampleur de ses effets sur les salaires et les prix finaux des entreprises, dits de "second tour".

Mais "à ce stade", la BCE ne constate pas de "désancrage des anticipations d'inflation ni d'effets de second tour qui justifieraient une réponse de politique monétaire plus énergique", a déclaré ce lundi Christine Lagarde lors d'une audition devant le Parlement européen.

"La situation reste fragile, avec des risques de revers ou de nouvelle escalade".

L'institution basée à Francfort observe en outre que "le public n'anticipe pas actuellement une inflation durablement élevée", ce qui soutient "la stabilisation de l'inflation autour de la cible à moyen terme", a déclaré La présidente de la BCE.

Cela conforte les gardiens de l'euro dans leur scénario d'un retour de l'inflation à 2%, contre 3% actuellement.

Christine Lagarde a néanmoins souligné que la situation reste incertaine : "l'accord de paix au Moyen-Orient (signé la semaine dernière) est bienvenu, mais la situation reste fragile, avec des risques de revers ou de nouvelle escalade".

Dans une note publiée ce jour, les analystes de Capital Economics s'attendent désormais à ce que la BCE maintienne son taux de dépôt inchangé jusqu'à la fin de l'année, avant de le réduire en 2027 , sur la base d'une prévision d'inflation légèrement plus faible que prévu auparavant.

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